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Alliance française Venise

Tra luci e ombre, farsa e tragedia, Michèle Teysseyre ci fa penetrare nel cuore della quotidianità di tre dei personaggi più emblematici di Venezia : Vivaldi, Carrera e Casanova.

Seguirà un aperitivo

Casino Venier
San Marco 4939

Événements au programme

Conférence sur le livre "Aneddoto italiano"

Gabrielle Gamberini dialogue avec Annie Collet, Sebastiano Amato e Annalisa Bottacin
Vendredi 1er mars, à 18h30
Casino Venier (San Marco 4939)

Annie Collet est professeur universitaire et éminente stendhalienne. Elle est spécialiste de la période milanaise de Stendhal et a découvert de nombreux textes inédits. Elle est auteur, entre autres, de la préface de L’anecdote italienne.
Sebastiano Amato est professeur de français et il a également été lecteur à Paris ; co-auteur de la traduction de L’anecdote italienne.
Annalisa Bottacin est professeur associé de langue et littérature française à l’Université de Venise et de Trieste et elle est consacrée au roman libertin du XVIIIe siècle (notamment au “Diable amoureux” de Cazotte) et aux avant-gardes théâtrales du XXe siècle. Mais elle est surtout connue comme stendhalienne : elle avait présenté en mars dernier au Casino Venier le “Piccolo dizionario
musicale stendhaliano”. Elle est également l’auteur de récits et du roman “Antiromanzo”, sorti en 2008. Elle présente cette année à l’Alliance française de Venise L’anecdote italienne qui a été publiée sous sa direction en 2017 par la maison d’édition milanaise La vita felice. Il s’agit d’une nouvelle inachevée
de Stendhal, dont la source est un manuscrit italien du XVIe siècle, sauvé de l’oubli par le cousin de l’auteur, Romain Colomb et dont Annalisa Bottacin a écrit une remarquable note introductive.

Un cocktail sera offert au terme de la conférence.

Présentation du livre "Décapitées. Trois femmes dans l’Italie de la Renaissance"

de Élisabeth Crouzet-Pavan et Jean-Claude Maire Vigueur en conversation avec G. Vianello Vinci
Vendredi 8 mars, à 18h30
Casino Venier (San Marco 4939)

En un peu plus d’une trentaine d’années, entre 1391 et 1425, trois femmes sont décapitées sur ordre de leurs maris. Epouses de trois des plus grands seigneurs de l’Italie de la Renaissance - Mantoue, Milan, Ferrare -, Agnese Visconti, Béatrice de Tende et Parisina Malatesta sont exécutées pour cause d’adultère. Pourtant, aucune femme infidèle ne subissait alors un tel châtiment. De surcroît, loin de dissimuler ces mises à mort, les trois seigneurs les rendent au contraire publiques. Il y a là une énigme historique que ce livre, aux allures d’enquête policière, entend bien élucider.
Ces trois femmes, coupables certes d’avoir trahi les liens du mariage, avaient voulu devenir des actrices des jeux politiques et culturels de leur temps. Elles sont punies pour avoir assumé ou inventé des rôles transformant le statut traditionnellement effacé d’« épouse du seigneur ». Leurs maris les font mourir afin de réaffirmer symboliquement leur pouvoir de princes.
Cette enquête sur les moeurs, les pratiques culturelles et l’autorité des seigneurs de la Renaissance italienne est aussi une contribution importante à l’histoire des femmes. C’est l’Italie de la première Renaissance, l’Italie des violences des hommes mais aussi de l’humanisme naissant, de la passion pour les savoirs et les arts qui est au coeur de ces trois tragédies féminines.

Un cocktail sera offert au terme de la conférence.